Le long du canal
13 mai 2006 à 15:32 Général

Bien plus que le costume trois pièces ou la pince à vélo, c’est la pratique de la torture qui permet de distinguer à coup sûr l’homme de la bête.
Pierre Desproges - Dictionaire superflu à l’usage de l’élite et des biens nantis

Hier, me promenant le long du canal Saint Martin, je me suis posé une question. En réalité certainement trois ou quatre mais les autres ne méritaient pas que je m’étende dessus. Voici une formulation approximative de cette intérogation : Quel est l’indice, qui a coup sûr, permet de distinguer une carrière d’artiste d’une carrière ratée d’artiste ? Cette question élémentaire m’a préocupé 300 bons mètres avant que l’illumination ne vienne à la suite d’une rencontre avec deux policiers qui discutaient : “C’est [les gens le longs du canal] vraiment des pochtrons”.

Je n’ai même pas relevé leurs propos complètement déplacé venant de la part d’alcolique notoire tellement la réponse était claire. On peut considérer qu’une carrière est ratée, à coup sûr, dès lors que l’on a proposé à un artiste de participer à un CD des enfoirés. Limpide :

  • Céline Dion, raté ;
  • Cabrel, raté ;
  • Bigard, raté (cf le dernier spectacle) ;
  • Florent Pagny, raté (cf la carrière toute entière) ;

Évidement cette technique souffre d’un inconvénient majeur. Elle permet de rejeter dans la catégorie raté un artiste qui a participé à un CD mais ne rejette pas tous les ratés (exemple Saez). La technique pourait être améliorée mais il y maintenant beaucoup trop de jolies damoiselles le long de ce canal pour penser aux enfoirés.

-Yold
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