Quoi de plus compliqué que de briller en société ? À peut prêt tout, c’est exact. Mais voici tout de même une petite perle pour reluire dans un dîné avec futur belle maman.
Regardons le tableau [1] qui illustre ce billet. À gauche, la fougueuse armée estudiantine. À droite, le terrifiant bataillon républicain. Ce tableau s’intitule Le 6° bataillon faisait face à la IIIeme armée estudiantine. Au delà de la lourdeur du titre, on remarquera l’utilisation de deux formes distinctes pour la numérotation de nos prétendants à la ceinture de Roi de la Sorbonne. La numérotation en nombres arabes est utilisée pour les armées alliées alors que les nombres romains servent à désigner les ennemies. C’est une curiosité typographique que j’ai découverte en feuilletant le petit manuel [2] édité par l’imprimerie nationale. Celle là même que nos politiques sont en train de démanteler chaque jour un peu plus. Enfin, je m’égare. Dans le cas présent, j’ai donc décidé de m’allier à ceux que l’histoire a désigné comme les plus fort.
Au passage, l’analyse approfondie de ce tableau vous fera remarquer l’audace d’un jeune homme (ou d’une jeune femme mais ça serait dommage) qui va braver les CRS à l’aide sa bombe de peinture rouge. La cohésion du groupe est exemplaire. Son camarade lui transmet son propre courage du bout des doigts en le poussant vers les lignes ennemies. Notre héros, loin d’être fou, se tient bien sur ces appuis, prêt à décamper.
[1] photo issue de http://permanent.nouvelobs.com/
[2] Règles typographiques en usage à l’imprimerie nationale,
2002, imprimerie nationale.
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